Notre aventure avec les signes : Que du bonheur !

Ma première idée était de faire cet article en signes mais par internet ce n’est pas très pratique alors le voici en mots.


Notre histoire avec nos p’tits signent

Tout commence par un coup de fil d’une amie, une belle après-midi d’hiver, et par le partage d’info autour de la parentalité, moi toute nouvelle maman et elle, future maman. Elle avait eu connaissance des signes pour communiquer avec les enfants mais en Belgique. « Oh, c’est vraiment dommage qu’il n’y ait pas ceci ici » m’entends-je encore dire au téléphone, pendant une douce promenade avec mon bébé en écharpe sous ma grosse polaire (pas du tout essoufflée, faut dire avec toutes ces montées et descentes de mon village, on se croirait dans les montagnes russes, hum hum je m’égare).

On parlait de quoi déjà ? Ah oui, la suite de l’aventure. Un jour, je vais à une consultation allaitement au CHU de Besançon et là, la sage-femme me donne un flyer sur l’association Coccinelle. Et que vois-je ? nan pas possible un atelier de signes ici à Besançon, c’est pas vrai ? Mé si mé si, roh calme toi enfin voyons…

Vous connaissez la suite… Je contacte donc Bénédicte Mourot de Nos P’tits Signent pour commencer un atelier de ce pas avec mon cher et tendre.

Les ateliers Nos P’tits signent en action

Des parents et leur enfant de 18 mois participant à l’atelier nous ont accueillis chez eux pour 3 séances de 2h. Nous étions au total 2 couples de parents avec 1 bébé plus 2 mamans (une avec 1 bébé et l’autre avec 1 bébé et un enfant de 5 ans). Tout ce joli petit monde pour s’amuser ensemble à s’initier à la langue des signes. Aimie contente d’être avec d’autres enfants et très attirée par le cahier de Béné. Outre ce doux moment de partage entre parents et enfants, la joie de vivre de Béné sans oublier le goûter (oui sachez que j’adore les goûters matin, midi et soir minimum,…les joies de l’allaitement (oui roh bon ok avant d’être enceinte, c’était pareil mais chutttt) et une divine tisane au tilleul, nous sommes prêts à découvrir les signes en chanson. Nous chantâmes de jolies comptines, une façon ludique pour les parents et les grands enfants d’apprendre et de retenir les signes.

Pas d’inquiétude, pour tous les parents sérieux :-p, Béné nous donne des fiches et assure le SAV en cas de problème, elle n’est pas formidable, hein ?

Après 3 ateliers, nous voici donc lancés dans l’aventure…

De retour à la maison

Au début, c’est un peu difficile de s’y mettre, ce n’est pas habituel de faire des signes tout en parlant même si ce n’est que quelques signes et pas tous les mots comme les parents sourds, bien sûr (bon on y prend vite goût alors rien ne vous empêche de continuer et d’en apprendre de nouveaux). En plus, Aimie n’ayant pas encore l’âge pour faire les signes (8 mois pour les enfants de parents sourds), on se demande si ça va fonctionner pour nous.

Cependant, il est certain que plus tôt ils ont vu les signes, plus tôt ils sauront les refaire car ils les auront vus de nombreuses fois. Alors, le papa et moi-même devant les yeux ébahis de notre progéniture, on refait les comptines (eh oui, révisons, révisons !).

Sans rire, c’est très rigolo et ça plaît beaucoup à Aimie, c’est d’ailleurs ces fameuses chansons qui nous aident à la calmer dans la voiture, toute la liste y passe…comme quoi ces ateliers ont d’autres vertus insoupçonnées (entre autres se parler à travers la paroi de la douche, quand on passe l’aspi ou encore quand bébé dort sur nous et que l’on veut une tisane et une barre de chocolat (le papa sait de quoi je parle)).

Les signes, c’est parti !

Le 17 décembre 2013, premier signe fait par notre petite poulette, un peu plus de 6 mois après le dernier atelier. Tadaa… roulement de tambour, quel est-il ? C’est le signe « musique » pour me demander d’allumer la chaîne hifi.

Après tout s’enchaine…

Nous allons voir Béné, 15 jours plus tard, pour aller chercher le livre Les p’tits signes grâce à une commande groupée chez Monica Companys. Le fait de la voir communiquer avec Aimie par les signes nous réimprégne et rebooste le papa pour faire des signes, de plus belle, de retour chez nous.

Tout début janvier, elle sait faire 7 signes (Allumer/Eteindre la lumière, C’est fini, Dodo, Encore, Jouer et Musique). En général, elle ne les fait pas d’elle-même mais les répète après qu’on les lui fasse ou quand on dit le mot dans une phrase même sans signer, elle, elle le signe.

Quelle émotion quand elle a fait de sa propre initiative le signe « Encore », c’est comme si elle nous avait dit le mot.

Sur les 42 signes du livre, seuls 3 nous étaient inconnus, héhé ça va vite !

Les premiers signes c’est un peu comme les premiers mots, il faut décrypter mais plus elle grandit plus ses signes ressemblent aux nôtres.

Quelle belle expérience…

Sans cet atelier, je ne sais pas si nous aurions pris le temps d’apprendre les signes à la maison en autonomie. Les ateliers, c’est plus ludique, on est tous ensemble et on apprend plus vite et en cas de souci, il y a Béné.

Quel bonheur pour nous parents de mieux comprendre notre enfant quand celui-ci ne peut encore exprimer ce qu’il veut par des mots. Je pense qu’un peu plus tard, les signes pourront aider notre fille à exprimer ses émotions.

Faire des signes, c’est aussi une façon de prendre le temps, de se poser pour signer quand les mots peuvent être dit tout en étant occupé à faire autre chose, d’être en connexion avec son enfant. C’est beaucoup d’émotion et beaucoup de rires au quotidien pour nous et pour elle (surtout quand elle nous voit en train de chercher ce qu’elle veut nous dire).

Quelle surprise, le jour où elle regardait son livre des animaux de la ferme toute seule et que je la vois en train d’essayer de faire le signe de la vache ! C’était tellement mignon, amusant, étonnant et émouvant que rien que pour ce moment, je ne regrette pas d’avoir pris le chemin de cette autre communication dans la vie.

Merci Aurélie d’avoir éveillé cette pensée en moi et un grand merci à Béné pour la concrétisation de celle-ci <3


Vanessa.

Association Coccinelle

3 rue Beauregard

25000 Besançon

Soutenu par la CAF, membre du Ciane et du Réseau Périnatalité de Franche-Comté

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