Journée de la non violence éducative : « Si j’aurais su, je serais né en Suède… »

La journée de la non violence éducative a fêté ses 10 ans !

Le mercredi 30 avril 2014, c’était les 10 ans de la journée de la non violence éducative.

A cette occasion, l’Association Coccinelle a eu la très grande joie de vous pouvoir vous présenter le film de Marion Cuerq, « Si j’aurais su, je serais né en Suède ! ».

Marion Cuerq, jeune française de 21 ans expatriée à Stockholm, a voulu montrer combien il est plaisant de grandir et de vivre en Suède.


Pour voir, revoir ou partager ce film, c’est par ici.

 Une autre interview de Marion Cuerq par .

Pour l’interview de Coccinelle c’est ci-dessous.





Un partage entre parents a suivi cette projection de film. Merci à tous d’être venus si nombreux ! Et merci à Virginie Signori (psycho-praticienne) et à Max Gastinger (consultante en parentalité par Catherine Dumonteil-Kremer).

Certain(es) d’entre vous se posaient des questions sur la réalisation du film notamment sur son objectivité, J’ai donc posé quelques questions à Marion, l’auteure du film, suite à la projection de son film par Coccinelle.

Marion, certains spectateurs ont trouvé le film était un peu trop idyllique et se sont demandés s’il ne montrait que ce qui fonctionne. Que peux tu nous en dire ?

Oui, le film peut paraître idyllique pour un pays comme la France mais ici c’est bien comme ça que ça se passe, je n’ai rien romancé…

Le film présente la vie quotidienne, et elle fonctionne. C’est réellement comme cela que ça se passe ici, au quotidien. Oui c’est dingue quand on compare avec la France mais c’est bel et bien comme ça que la norme est ici. Le film se veut très réaliste, au plus proche de la réalité, c’est aussi pour ça que je l’ai fait en suédois et pas en anglais, je voulais montrer la vie suédoise, la vraie, pas la vie suédoise pour les touristes. Et de faire les interviews, les tournages, en suédois, ça donne une vision encore plus réaliste. »

Les enfants ont-ils tous une place en pré-école ? est ce accessible financièrement à tous les parents ?

Oui, tous les enfants ont une place en pré-école, et ce dès 1 an, et ce partout. Elles sont accessibles à tout le monde oui, et ce partout encore une fois, et si les parents n’ont pas les moyens de payer alors ils ne payent pas. C’est en fait un paiement à échelons, le max est de 130 euros par mois donc pour un couple avec un enfant dont le revenu est très élevé. Après le montant baisse en fonction du nombre d’enfants, et puis du revenu des parents. Les plus défavorisés, eux, ne payent pas.

Vraiment ici on ne se plaint pas du coût des pré-écoles, personne ! Ne payent que ceux qui peuvent payer. Les gens ne demandent pas moins d’impôts en Suède, mais plus ! Et pourtant c’est dans le top 3 des pays qui payent le plus d’impôts au monde, mais ici ça ne dérange pas, histoire de culture !

Existe t-il d’autres types de pré-écoles ?

Il y a des pré-écoles à pédagogie alternative aussi, Montessori etc. mais là j’ai choisi de présenter une pré-école « de base », avec une pédagogie dite traditionnelle pour montrer le fonctionnement traditionnel justement. Mais il peut y avoir toute sorte de pédagogie, les prix sont les mêmes bien sûr, et le programme, le « läroplan », lui ne diffère pas. Donc la base est la même pour tous, après les pédagogies peuvent se construire sur cette base commune.

C’est comme l’école un peu. Ici l’école (à partir de 7 ans) est gratuite, peu importe que ça soit public ou privé, Montessori ou traditionnel, c’est GRATUIT. L’état paye tout, les parents ne payent même pas la cantine, les fournitures, le bus…. tout est gratuit.

Pour conclure cet article, voici quelques témoignages de personnes présentes à cette soirée du 30 avril 2014. Merci !

Regarder un film tel que celui que nous avons partagé mercredi soir est nourrissant, donne des pistes, des envies, des directions. En même temps, ainsi que le disait Gandhi : « C’est en vous que doit se réaliser le changement que vous désirez voir dans le monde ». Continuons à grandir,  avec nos contraintes, transformons les en opportunités, utilisons nos ressources, notre créativité, les soutiens qui se présentent. Virginie Signori Dontenville.
Le visionnage de ce film a été un choc pour moi. Stagiaire en psychologie scolaire, je suis aussi la mère d’un enfant ayant vécu une intégration traumatique à l’école l’ayant totalement désorganisé au niveau psychique. Forte de ce constat et de cette expérience, je mène des recherches en psychologie sur l’enjeu de la rencontre scolaire sur la construction identitaire de l’individu et je suis particulièrement intéressée par les sciences de l’éducation et les concepts novateurs en France et à l’étranger. Très en retard au niveau national, le remaniement conceptuel de l’école n’avance pas et je salue les initiatives privées (école Montessori à Besançon) et les gens courageux et actifs qui font connaître d’autres moyens non coercitifs d’enseigner aux enfants. Merci pour votre initiative et bravo à Coccinelle. Agnès.

Association Coccinelle

3 rue Beauregard

25000 Besançon

Soutenu par la CAF, membre du Ciane et du Réseau Périnatalité de Franche-Comté

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